Commune de Loupes
L’église Saint-Etienne de Loupes daterait du XIIe siècle.
Avec sa croix de cimetière du XVIIème elle est inscrite à l’Inventaire Général du Patrimoine Culturel.
Elle appartient à la paroisse de la Bonne Nouvelle des Côteaux Bordelais. Celle-ci regroupe 8 clochers : Artigues-près-Bordeaux, Bonnetan, Camarsac, Fargues-Saint-Hilaire, Loupes, Pompignac, Salleboeuf et Tresses.
Les célébrations sont célébrées par le Père Bertrand CATALA
Des messes sont célébrées en l’église Saint-Etienne de Loupes :
Adresse : Route de l’église – 33370 Loupes
L’église est ouverte au public tous les samedis de 9h à 17h pour vous permettre de vous y recueillir.
Il est également possible d’y célébrer des baptêmes ou mariages, si les disponibilités des officiants le permettent. Pour cela, rapprochez-vous de Mme Line BERNARD, de la paroisse de la Bonne Nouvelle des Côteaux Bordelais, au 06 63 90 09 15.
En juillet 2022, la commune a lancé une procédure visant la reprise des concessions laissées à l’état d’abandon dans le cimetière communal.
Cette procédure a été clôturée le 25 mai 2024. Les terrains des concessions reprises, après les travaux de réaménagement, pourront être affectés à de nouvelles sépultures ou bien faire l’objet d’un réaménagement afin de répondre aux besoins actuels de la commune.
Les travaux nécessaires à ce réaménagement sont programmés pour 2025.
Les concessions classiques sont octroyées pour une durée de 30 ans au tarif de 300 € le m².
En 2023, la commune a fait aménager un colombarium ainsi qu’un espace dédié à la dispersion des cendres.
Le colombarium est composé de 12 cases, chacune pouvant accueillir jusqu’à 2 urnes.
Les concessions dans le colombarium sont également octroyées pour une durée de 30 ans, au tarif de 800 € par case.
Les premières mentions écrites que nous ayons de l’église Saint-Etienne de Loupes datent du XIVème siècle (comptes de dîmes de l’Archevêché, puis nomenclature des paroisses de 1398).
Sa construction est toutefois antérieure, et daterait du XIIème siècle.
Portail d’entrée
Le portail d’entrée est en plein cintre, orné de simples voussures reposant sur de petits chapiteaux coiffant de courtes colonnettes abîmées. Il est surmonté par une corniche soutenue par des modillons dont la sculpture a été effacée.
Ce portail permet d’accéder, en contrebas de deux marches, au narthex, dans lequel on distingue deux portes murées. Celle du coté nord permettait vraisemblablement d’accéder directement dans le presbytère, aujourd’hui détruit. Celle du coté sud était une porte réservée aux cagots (lépreux et pestiférés).
La nef
La nef est séparée du narthex par une grande arche en plein cintre située sous le clocher mur extérieur. Leur largeur est d’environ 6 m, pour une longueur totale de plus de 20 m. A l’est, le chœur occupe une surface carrée d’environ 4 m de coté. Les murs du narthex, du nord de la nef et ceux du chœur sont construits de façon identique, en petits moellons. Ce qui laisse à penser que l’église avait dès son édification des dimensions voisines de celles d’aujourd’hui. Dimensions qui paraissent importantes, compte tenu de la population de la paroisse.
Au sortir de la guerre de cent ans, au milieu du XVème siècle, l’église est en ruine. On peut penser que c’est de cette époque que date la reconstruction en pierre de taille du mur sud de la nef, et celle d’une voûte en pierre, légèrement ogivale, sur le tiers de sa longueur du coté chœur, ainsi qu’une autre au-dessus du chœur lui-même. Le nouveau mur ayant été construit à environ 50 cm à l’extérieur du précédent, l’axe de la voûte se trouve décalé par rapport à celui de l’église. Il est agrémenté à l’extérieur de modillons à motifs alternativement végétaux et à figures humaines, supportant la corniche. La construction de cette voûte a également nécessité le rehaussement de la toiture, ce qui est nettement visible sur le mur nord dont la charpente repose sur une paroi plus élevée d’environ 50 cm au dessus de la corniche d’origine.
Il faut attendre la visite épiscopale du Cardinal de Sourdis en 1610, et celle de François Boulaire, Curé de Quinsac, en 1617, pour avoir des précisions écrites concernant l’église : elle est pauvre mais dotée de l’indispensable. La couverture est bonne. Les vitres sont cassées en quelques endroits, ainsi que les carreaux de sol. La tribune et la sacristie ont besoin de réparations. Le mobilier et les objets de culte doivent en partie être mis en conformité avec les ordonnances ecclésiastiques.
D’autres visites suivront, qui permettront de connaître les évolutions et modifications apportées au bâtiment et à son mobilier.
Les troubles de la Fronde laissent l’église en piteux état et sans ressource au milieu du XVIIème siècle. En 1692 elle est toutefois à nouveau en état satisfaisant. En 1764 est reconstruit le clocher mur actuel.
A la révolution, le Curé Louis Colas devient le premier Maire de la commune. Il établit les premiers actes d’état civil qui remplaceront les registres paroissiaux qu’il tenait à jour jusque là. Il sera également le dernier Curé résidant dans la paroisse. L’église est fermée jusqu’en 1840, date à partir de laquelle le Vicaire de Bonnetan viendra la desservir.
C’est aussi du XIXème siècle que datent divers aménagements importants : mise en place d’un nouvel autel en marbre. Peintures sur les murs et la voûte du chœur, dont une représentant Saint Stéphane (ou Saint Etienne), patron de l’église. Construction d’un porche en pierre, à trois voussures, dans l’une desquelles est aménagé un local de desserte, comportant une cheminée dont le conduit s’appuie curieusement le long du clocher mur.
Le presbytère était adossé au mur nord de l’église et débordait à l’emplacement occupé aujourd’hui par la salle polyvalente. Son jardin s’étendait le long du cimetière jusqu’à la route. Le bâtiment a été détruit, car ses poutres étaient fichées dans le mur nord de l’église et menaçaient de basculer, entraînant ce mur dans leur chute.
C’est de 1982 que date la réfection du mur nord, et de la période 1982 – 1995 que date la restauration complète de l’église, telle qu’on la connaît aujourd’hui.
Peu de mobilier intérieur a été conservé :
Mr Louis HERAUD